Après mon test de Claude sur Premiere Pro, où le connecteur Adobe était resté sur la touche et où le vrai gain était venu de la transcription et des XML, je voulais poser la même question à After Effects. Un montage, c'est du tri. Une animation, c'est de la création : des calques à découper, des mouvements à inventer, du rythme. Est-ce que Claude peut partir d'une image fixe en PNG et me sortir une animation publiable ?
J'avais un cas sous la main : la publication Instagram d'Halloween de mon studio (P.G. Studio, mon parcours en bref). Une illustration, une dizaine de secondes, des personnages qui bougent, un texte qui claque, du son. J'ai tout fait avec Claude Code en local, sans plugin After Effects, sans connecteur tiers. Seul le connecteur Adobe for creativity était branché, et il n'a servi à rien ici, comme sur Premiere. Voici les six versions, le rig, la musique, et le vrai compte des heures.
Le cas d'usage : une publication Instagram d'Halloween pour mon studio
L'objectif tient en une phrase : une vidéo courte, format large, où un réalisateur et un acteur déguisés animent un plateau de tournage, avec le message « P.G. Studio vous souhaite un effrayant Joyeux Halloween ». Esprit cartoon, personnages énergiques, perche de son qui bouge, bulles de BD animées.
Je l'ai choisi parce que c'est le genre de commande que je fais en motion design pour des clients : une illustration existante à faire vivre, pour les réseaux. Si Claude sait prendre une image à plat et la transformer en animation de personnages, il sait faire une bonne part de ce qu'on me demande toute l'année. Et s'il ne sait pas, je veux savoir précisément où il s'arrête.
Étape 1 : générer l'illustration de départ dans Firefly
Il me fallait une image. Je suis allé sur Adobe Firefly, « Générer une image », avec le modèle Gemini 3.1 (Nano Banana 2) de Google, disponible dans Firefly depuis février 2026, en 16:9 et en 2K.
Premier prompt :
une illustration dans le style comics book Marvel représentant un ours déguisé en Doctor DOOM sur un plateau de tournage derrière une caméra professionnelle et la caméra filme un ours déguisé en Thor
Refusé. Le prompt contenait des références protégées (Marvel, Doctor Doom, Thor) et Firefly ne génère pas là-dessus. J'ai réécrit sans les noms :
une illustration dans le style comics book américain représentant un ours déguisé en réalisateur sur un plateau de tournage derrière une caméra professionnelle et la caméra filme un ours déguisé en super-vilain inspiré d'un joker
Deuxième prompt, sans marque ni personnage protégé. Le modèle Google tourne dans Firefly, c'est lui qui a produit l'image.
Un ours réalisateur en casquette, un ours en Joker violet, un perchiste, un clap, des bulles « ACTION ! », « CUT ! », « HAHAHAHA ! ». Exactement l'image dont j'avais besoin, et un seul fichier PNG à plat.
Étape 2 : première passe, Claude anime l'image seul, et ça ne passe pas
J'ai ouvert Claude Code, en local sur mon Mac. C'est le point qui compte : pour qu'il prenne la main sur After Effects, il faut qu'il tourne sur mon poste, pas dans le cloud. Pas de plugin, pas d'extension. Ma consigne :
Peux tu utiliser after effect pour animer cette image, la vidéo est pour une publication instagram, Pg Studio vous souhaite un effrayant Joyeux halloween, animer les personnages principaux (réalisateur et acteur) de manière énergique, la perche de son doit bouger, animer les texte et les bulles de texte, esprit cartoon
Claude ouvre After Effects, crée un projet, importe des calques qu'il a découpés lui-même dans le PNG (b_action.png, dir.png, joker.png, mic.png…) et pose des animations.
Première version. Claude a tout découpé et tout animé seul, à partir du PNG à plat.
Première surprise : une boîte de dialogue After Effects revient pour chaque calque.
Le message qui m'a appris comment Claude travaille : il écrit des scripts et les fait exécuter par After Effects.
« Impossible d'exécuter le script à la ligne 5. Erreur : résultat numérique incorrect (diviser par zéro ?) ». J'ai cliqué sur OK à chaque fois, sans savoir sur le moment ce que ça impliquait. Ce que ça m'a appris, c'est le mécanisme : Claude Code ne pilote pas After Effects par magie, il écrit des scripts (After Effects est scriptable depuis toujours) et les lance dans le logiciel. Quand un script plante, c'est After Effects qui le dit, pas Claude. Il m'a ensuite demandé d'enregistrer avant de fermer, et une nouvelle version du projet s'est ouverte.
Le résultat est en ligne au bout de quelques minutes, avec un aperçu dans son interface et le déroulé seconde par seconde.
11 secondes, 30 images par seconde, H.264, et un déroulé écrit. Sur le papier, tout y est.
Sur l'écran, non. L'animation est saccadée et mécanique, le message est mal placé, et surtout le détourage est raté : le Joker porte un halo blanc, le décor derrière lui est bavé.
Le détourage automatique de Claude. Publiable nulle part.
Le vrai problème est ailleurs. Claude n'a créé aucun contrôleur : pour corriger un mouvement, il faudrait reprendre les keyframes un à un, et pour corriger le détourage, refaire les calques et remplacer les fichiers. En l'état, Claude ne me permet pas de faire du motion design en autonomie totale. Il fallait changer de méthode.
Étape 3 : préparer les calques dans Photoshop, ce que je ne délègue pas
J'ai décidé de faire le détourage moi-même, dans Photoshop 2026, et de découper beaucoup plus fin que Claude : bras, jambes, têtes, caméra, perche, fumigène, fumée, chaque bulle, le clap, le logo. Puis de reconstruire le décor derrière les éléments séparés.
Pourquoi je ne l'ai pas demandé à Claude ? Parce que ces découpes sont des choix artistiques. Où couper un bras dépend de comment on veut le faire bouger. Lui faire faire, c'est le surveiller à chaque calque, et ça m'aurait pris plus de temps que de le faire à la main avec les outils IA de Photoshop.
Concrètement : sélection d'objet puis sélection de personnes pour isoler le Joker, outil Supprimer pour l'effacer du décor et reconstruire la ruelle, sélection rapide et plume pour le fumigène et sa fumée sur deux calques. Et je nomme tout, pour que Claude s'y retrouve.
Vingt calques nommés en clair. C'est ce fichier, pas le PNG, qui change tout à l'étape suivante.
Ce PSD est la pièce centrale du test. Tout ce qui marche ensuite vient de là. Si vous retenez une chose de cet article, c'est celle-ci : un fichier de calques propre et nommé vaut plus que n'importe quelle consigne.
Étape 4 : relancer Claude sur le PSD, trois versions pour un résultat propre
Je relance Claude Code, toujours en local, avec accès au dossier des ressources :
peux tu utiliser photoshop et after effect pour animer l'image "illustration de départ.psd", la vidéo est destinée au réseau sociaux pour que mon entreprise PG Studio leur souhait un effrayant halloween !
Il lit le dossier, le PSD et une planche de contrôle qu'il s'est générée. Il se souvient aussi des défauts de la première version.
Il réceptionne les calques, détecte des chevauchements et des erreurs d'échelle entre eux, les corrige, et sort une V2. Mieux, mais encore mécanique et répétitive. La police du « Joyeux Halloween » me déplaît, les chauves-souris orange sont laides. Je deviens précis, et c'est là que ça bascule :
une animation moins répétitive, saccadée et mécanique ; la police Bangers pour le texte de fin, en bleu clair électrique et orange feu ; les silhouettes des chauves-souris noires ; d'abord le réalisateur lève le bras puis il dit action, puis la perche bouge, puis le clap fait un clap, puis le joker parle en levant le bras qui tient le fumigène, il penche la tête vers l'arrière et dit hahaha
La V3 est bien meilleure. Un enchaînement écrit comme un découpage de tournage, et Claude le suit. Deux défauts restent : un espace au cou du Joker, et son bras gauche qui pivote de travers parce que le point d'ancrage est au mauvais endroit. Je demande de baisser la tête et de placer l'ancre au milieu de la jonction bras-corps.
Les calques du PSD arrivent nommés dans After Effects, parentés au corps du Joker. On corrige un point d'ancrage, pas une animation entière.
La V4 est quasiment bonne. Le bras du Joker reste faux, et cette fois Claude ne peut rien y faire dans After Effects : le défaut vient du dessin. J'arrondis le bout du bras dans Photoshop, j'enregistre, et comme le PSD est lié, After Effects se met à jour sans rien réanimer. Pendant ce temps, Claude corrige la fumée, mal attachée au fumigène, avec le point d'ancrage à mettre en bas de la fumée. Il me reste des positions de parties du corps à ajuster à la main pour éviter les écarts entre les morceaux. Normal : c'est de la finition.
Étape 5 : demander un rig et des contrôleurs
Pour reprendre la main sur l'animation sans toucher au code, j'ai demandé à Claude des contrôleurs, des objets nuls reliés aux parties mobiles. C'est ce qui manquait à la première version.
Il construit le rig par-dessus la V5 sans modifier le mouvement, puis compare le rendu image par image avec la version précédente.
Il construit un squelette et lie les poignées : 53 calques, 17 contrôleurs (parties mobiles, caméra, et un contrôleur général), avec un rendu vérifié contre la V5 pour s'assurer que rien n'a bougé.
Dix-sept calques CTRL en tête de timeline. À partir de là, je règle le timing et l'amplitude de chaque mouvement moi-même.
C'est à ce moment que le projet devient un vrai projet After Effects, celui qu'on peut rouvrir dans un mois pour la version de Noël. Avant le rig, c'était un rendu. Après, c'est un fichier de travail.
Étape 6 : la musique et les bruitages, trouvés et calés par Claude
Il n'y avait aucun son. J'ai demandé à Claude de chercher et d'intégrer une musique, libre de droits ou sur Envato (j'ai un abonnement), style électro Halloween, plus des bruitages pour les bulles de BD et une ambiance sonore. Sa réponse : Envato, puisque je suis abonné, il y aura plus de choix. Il ouvre Chrome lui-même, cherche, télécharge.
« Soirée EDM d'Halloween », 1 min 50, 130 BPM. Il enchaîne sur les bruitages sans que je le relance.
Il récupère trois bruitages (un pop de dessin animé, un clap de tournage, un rire de méchant), lit le README livré avec la musique pour vérifier les conditions d'utilisation, puis analyse la structure musicale pour trouver le temps fort.
Le drop de la musique (14,8 s) posé sur le rire du Joker (6,3 s dans l'animation), la montée sous « ACTION », le clap et « CUT ». Chaque bruitage calé sur son transitoire.
Le mixage est fait dans le projet After Effects, niveaux et saturation vérifiés. Il reste le bras du réalisateur qui se balade un peu, et un ou deux sons à décaler. Le résultat est bon.
La carte de fin, en Bangers, bleu électrique et orange feu, chauves-souris noires. Ce que j'avais demandé à l'étape 4, au mot près.
Ce que Claude fait, et ne fait pas, dans After Effects
Le fil des versions, d'abord, parce que c'est lui qui dit où Claude s'arrête et où je reprends la main.
| Version | Ce que j'ai donné ou demandé | Ce que Claude a produit | Ce qui restait |
|---|---|---|---|
| V1 | Le PNG à plat et la consigne d'ouverture | Projet créé, calques découpés et animés seul, 11 s rendues | Détourage raté, animation saccadée, une erreur de script par calque, aucun contrôleur |
| V2 | Le PSD de 20 calques nommés | Calques reconnus, chevauchements et échelles corrigés | Mouvement mécanique et répétitif, police et chauves-souris à revoir |
| V3 | L'enchaînement écrit action par action, Bangers, bleu électrique et orange, chauves-souris noires | Animation lisible, direction artistique appliquée au mot près | Espace au cou du Joker, bras gauche qui pivote mal |
| V4 | Tête baissée, point d'ancrage à la jonction bras-corps | Quasiment bon | Bras du Joker (défaut de dessin), fumée mal attachée au fumigène |
| V5 | Bras arrondi par moi dans Photoshop, fumée corrigée par Claude | Version propre | Positions des parties du corps à ajuster à la main |
| V6 | Des contrôleurs, sans toucher à l'animation | Rig de 53 calques, 17 poignées, rendu identique à la V5 | Timing et amplitude réglés par moi, c'est le but |
| Son | Envato, électro Halloween, bruitages pour les bulles | Musique et 3 bruitages téléchargés, licence lue, drop calé sur le rire | Un ou deux sons à décaler, le bras du réalisateur |
Le compte, ensuite. Cette animation m'a pris 5 heures avec Claude, détourage Photoshop et tests compris. À la main, avec la recherche de musique et de bruitages, le rig et les contrôleurs, j'en aurais mis 8. Trois heures gagnées. Et pendant que Claude exécutait, je répondais à mes mails : le temps gagné est double.
Ce qu'il fait bien : ouvrir After Effects, créer la composition, importer un PSD multicalque en gardant les noms, parenter, poser des animations à partir d'un enchaînement écrit, construire un rig propre avec des contrôleurs, chercher du son sur un site, vérifier une licence, caler un drop sur un rire. Sans aucun plugin. Le connecteur Adobe for creativity, lui, est resté sur la touche du début à la fin, exactement comme sur Premiere Pro : il agit sur des services Adobe en ligne, pas sur un logiciel ouvert sur votre poste. Je l'avais détaillé dans l'article sur le connecteur, ce test le confirme pour After Effects.
Ce qu'il ne fait pas : le détourage. Sa première version, découpée seule depuis le PNG, était inutilisable. Il ne fait pas non plus les choix de découpe (où couper un bras, quoi mettre sur un calque séparé), ni la finition des positions, ni le jugement sur une police ou une couleur. Un bras mal dessiné, il ne le corrigera pas dans After Effects : c'est Photoshop. Et il faut compter avec les scripts qui plantent, comme cette erreur « diviser par zéro » répétée sur chaque calque de la V1.
Un point de méthode, à retenir pour la suite : tant que Claude n'a pas de contrôleurs, chaque correction coûte une nouvelle version. Demandez le rig tôt.
Formation intra After Effects
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- Ateliers sur vos illustrations et vos formats, pas sur des exemples de démonstration
- Photoshop, After Effects et les outils IA articulés dans une même chaîne de production
- Formation intra sur mesure, finançable via votre OPCO
Mes consignes réutilisables, avec le contexte
- « anime cette image pour une publication Instagram, personnages énergiques, la perche doit bouger, bulles de texte animées, esprit cartoon » : la consigne d'ouverture. Elle suffit pour une première version, à condition de lui donner un PSD découpé, pas un PNG à plat.
- « utilise Photoshop et After Effects avec le fichier illustration de départ.psd » : nommer le fichier et les deux logiciels. Il lit le PSD, garde les noms de calques et se souvient des défauts de la version précédente.
- « d'abord le réalisateur lève le bras puis il dit action, puis la perche bouge, puis le clap fait un clap, puis le joker parle en levant le bras… » : l'enchaînement écrit comme un découpage. C'est la consigne qui a fait passer l'animation de mécanique à lisible. Une action par proposition, dans l'ordre.
- « police Bangers, bleu clair électrique et orange feu, chauves-souris noires » : la direction artistique en valeurs nommées. Il applique au mot près. Ne dites pas « plus joli », dites la police et la couleur.
- « place le point d'ancrage au milieu de la jonction bras-corps » : la correction en vocabulaire After Effects. Il comprend le point d'ancrage, le parentage, l'objet nul.
- « crée des contrôleurs (objets nuls) pour les parties mobiles, sans changer l'animation » : le rig. À demander dès que la version vous convient à peu près, pas à la fin.
- « cherche et intègre une musique sur Envato, style électro Halloween, plus des bruitages pour les bulles, et vérifie la licence » : il pilote le navigateur, lit le README, cale le drop. Dites-lui sur quel site vous avez un abonnement.
C'est le genre de bibliothèque de consignes qu'on construit en formation sur les projets de l'équipe, avec, pour chaque consigne, ce qu'elle produit et là où elle s'arrête.
À qui ça sert aujourd'hui, à qui ça ne sert pas encore
Ça sert aux motion designers et aux monteurs qui ont déjà la main sur Photoshop et After Effects, qui savent découper un personnage proprement et qui veulent déléguer l'assemblage, le rig, la recherche de son et le calage. Ça sert aussi aux graphistes qui ont des illustrations à faire bouger pour les réseaux, à condition d'accepter de préparer leurs calques et de corriger à la main en fin de course. C'est d'ailleurs ce que je dis en formation à tous les illustrateurs : avec la génération d'images par IA, il faut savoir faire bouger sa propre création.
Ça ne sert pas encore à qui attend une animation finie à partir d'un PNG et d'une phrase. Le détourage, les choix de découpe, la finition et la direction artistique restent au motion designer. Si votre équipe veut structurer ça, c'est ce qu'on travaille dans la formation After Effects : calques préparés pour l'animation, keyframes et courbes, parentage, rig, exports pour les réseaux. Et pour la chaîne complète avec l'IA, la formation Adobe for creativity avec Claude ou la formation L'IA au service de la vidéo.
Et après : Claude Scripter pour After Effects, PremiereCopilot pour Premiere
Ce test s'est fait sans rien installer dans After Effects. Il existe des plugins qui vont plus loin, et je les teste en ce moment : Claude Scripter, un plugin pour After Effects, et PremiereCopilot with Claude, côté Premiere Pro. Ils feront chacun l'objet d'un article. Adobe, de son côté, a mis en bêta un assistant IA en langage naturel dans After Effects 26.5 en septembre 2026. Je le passerai sur le même cas, pour comparer à armes égales.
Pour aller plus loin
- Monter une interview avec l'IA : j'ai testé Claude sur Premiere Pro, le premier test de la série, 22 minutes de rushs d'un agriculteur à dégraisser.
- Connecteur Adobe for creativity : piloter la suite Adobe depuis Claude, ce que le connecteur fait réellement, côté photo, design et vidéo.
- Claude Code : tutoriel d'installation et premiers pas, l'outil qui a piloté After Effects et Photoshop ici.
- Grégory Pairoteau, formateur vidéo et motion design chez Mill-Forma : portrait, mes films et ce que j'anime en formation.
FAQ : animer avec Claude dans After Effects
Claude peut-il animer une image dans After Effects sans plugin ?+
Oui, avec Claude Code installé en local sur le poste où After Effects est ouvert. Il écrit des scripts que le logiciel exécute : création de composition, import des calques, parentage, keyframes, rig. Aucune extension n'est nécessaire. Le connecteur Adobe for creativity, lui, ne pilote pas After Effects.
Faut-il un PSD découpé ou un PNG suffit-il ?+
Un PSD découpé en calques nommés. À partir d'un PNG à plat, Claude détoure lui-même et le résultat n'est pas publiable (halos, décor bavé). Préparez les calques dans Photoshop, une partie mobile par calque, nommées en clair, et reconstruisez le décor derrière.
Combien de temps fait-on gagner ?+
Sur ce test, une animation de 11 secondes avec rig, musique et bruitages a pris 5 heures avec Claude, détourage et tests compris, contre 8 heures estimées à la main. Le temps d'exécution de Claude est en plus du temps libre pour d'autres tâches.
Pourquoi After Effects affiche-t-il une erreur de script à chaque calque ?+
Parce que Claude pilote After Effects par scripts, et qu'un script peut planter. Le message d'erreur (impossible d'exécuter le script à la ligne 5, résultat numérique incorrect, diviser par zéro) vient d'After Effects, pas de Claude. Cliquer sur OK laisse le projet continuer, mais le calque concerné peut être mal placé ou mal mis à l'échelle. Vérifiez-le.
Claude peut-il trouver et caler la musique lui-même ?+
Oui. Il pilote le navigateur, cherche sur une banque de sons comme Envato Elements, lit les conditions d'utilisation livrées avec le fichier, analyse la structure du morceau et cale le temps fort sur un moment de l'animation. Les bruitages sont synchronisés sur leur transitoire. Il faut lui dire sur quel site vous avez un abonnement.

Auteur
Grégory Pairoteau
Formateur certifié Adobe et expert motion design chez Mill-Forma
Adobe Certified Instructor jusqu'à la fermeture du programme fin 2023, certifié Adobe sur After Effects, Premiere Pro, Photoshop et Illustrator, il conçoit et anime les formations montage vidéo et motion design de Mill-Forma depuis 2019. Expert de la postproduction Adobe, de Premiere Pro à After Effects, il teste au quotidien l'apport des outils IA dans une chaîne de production réelle, du dérush à l'étalonnage.
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